Vous avez trouvé un prestataire. Un devis a été signé rapidement. La mission s’est bien passée.
Quelques semaines plus tard, vous recevez un courrier de l’URSSAF vous demandant de transmettre l’attestation de vigilance de votre sous-traitant. Et là, problème : vous ne l’avez jamais demandée.
Ce cas est loin d’être exceptionnel. Et juridiquement, c’est vous, en tant que donneur d’ordre, qui pouvez être tenu responsable.
L’attestation de vigilance : une obligation souvent oubliée
L’attestation de vigilance permet de vérifier que votre prestataire est à jour de ses obligations sociales, notamment auprès de l’URSSAF.
Elle doit être demandée dès que le montant cumulé des prestations dépasse 5 000 euros HT sur une période de 12 mois, même si les paiements sont échelonnés.
Sans ce document, vous vous exposez à un mécanisme de solidarité financière.
Concrètement, si votre prestataire n’a pas payé ses cotisations sociales, l’URSSAF peut se retourner contre vous pour vous demander de les régler à sa place.
Un seul manquement suffit pour engager votre responsabilité.
L’assurance responsabilité civile professionnelle
Deuxième point à contrôler : l’assurance responsabilité civile professionnelle du prestataire.
Si un dommage est causé pendant la mission (dommage matériel, corporel ou immatériel), le prestataire doit être couvert par une assurance adaptée à son activité.
Attention : une assurance habitation ou une couverture générique ne suffit pas. Il faut une véritable assurance RC professionnelle, avec des garanties cohérentes avec la mission confiée.
Là encore, demandez une attestation écrite mentionnant les garanties et les montants de couverture.
Vérifier l’immatriculation de l’entreprise
Troisième vérification indispensable : l’immatriculation de l’entreprise.
Cette étape permet de s’assurer que le prestataire est bien déclaré et qu’il exerce légalement son activité. C’est aussi l’occasion de vérifier que l’activité déclarée correspond réellement à la mission confiée.
Un décalage trop important peut poser difficulté en cas de contrôle.
Le contrat : un outil de protection
Enfin, même si vous travaillez sur la base d’un devis, celui-ci doit contenir un minimum de mentions essentielles : nature de la mission, délais, conditions de paiement, responsabilités, propriété des livrables.
Sans clause sur la propriété, par exemple, vous n’êtes pas forcément propriétaire de ce qui vous est remis. Pour un site web, une vidéo ou des contenus, cela peut créer de vrais problèmes.
En résumé : les bons réflexes à adopter
Avant de travailler avec un prestataire, certaines vérifications sont indispensables :
– demander l’attestation de vigilance ;
– vérifier l’assurance responsabilité civile professionnelle ;
– contrôler l’immatriculation de l’entreprise ;
– formaliser la relation par un écrit clair.
Ces démarches prennent peu de temps, mais elles permettent d’éviter des conséquences financières importantes.
Le bon réflexe est simple : pas de documents, pas de mission. Mieux vaut perdre quelques minutes en amont que gérer un redressement après coup.
Travailler avec des prestataires est courant, quelle que soit la taille de votre structure. Mais négliger le cadre juridique peut coûter très cher, même pour une petite entreprise.
La confiance est importante, mais elle ne dispense jamais de vérifier, cadrer et formaliser. Le bon réflexe consiste à faire les choses dans l’ordre, dès le début, pour éviter de transformer une collaboration fluide en véritable casse-tête juridique.
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