Un contrat, c’est un peu comme un mariage : vous pouvez vouloir y mettre fin sans que votre partenaire ait commis de faute.

Un changement de stratégie, un besoin qui évolue ou un nouveau prestataire plus adapté peuvent parfaitement justifier cette décision.

Mais, comme dans toute relation contractuelle, on ne se désengage pas d’un simple claquement de doigts. La résiliation doit respecter les conditions prévues dans le contrat… et parfois même au-delà.

Première étape: vérifier la durée du contrat

Avant toute chose, il est indispensable de relire la clause « Durée » de votre contrat. Deux situations doivent être distinguées, car les règles de sortie ne sont pas les mêmes :

  • le contrat à durée indéterminée ;

  • le contrat à durée déterminée.

Résilier un contrat à à durée indeterminée

Lorsque le contrat ne prévoit aucune date de fin précise, il est conclu pour une durée indéterminée.

Dans ce cas, la résiliation est relativement simple :

  • vous devez respecter le préavis contractuel prévu ;

  • vous devez informer votre prestataire de votre décision ;

  • la résiliation prend effet à l’issue du préavis.

Aucune justification particulière n’est requise, dès lors que le préavis est respecté.

Mettre fin à un contrat à durée determinée

La situation est différente lorsque le contrat est conclu pour une durée ferme.

En l’absence de faute du prestataire, deux options s’offrent à vous :

  • attendre l’arrivée du terme du contrat, en continuant à payer les prestations, même si vous ne les utilisez plus ;

  • négocier une résiliation anticipée avec votre partenaire.

Dans la pratique, cette seconde option implique souvent une contrepartie financière, par exemple le paiement des sommes qui auraient été dues jusqu’au terme du contrat.

Elle n’est donc pas toujours économiquement intéressante.

En principe, aucune formalité particulière n’est exigée pour mettre fin à un contrat à durée déterminée arrivé à son terme, mais il est recommandé de confirmer la fin du contrat par écrit.

Cas particulier du renouvellement automatique

Si le contrat prévoit un renouvellement automatique, vous devez impérativement informer votre prestataire de votre volonté de ne pas renouveler le contrat, dans les délais prévus.

À défaut, le contrat pourra être reconduit pour une nouvelle période.

Toujours se ménager des preuves de la résiliation

Quelle que soit la situation, vous devez être en mesure de prouver que vous avez mis fin au contrat.

Les accords oraux ou les échanges informels ne suffisent pas. La résiliation doit toujours être formalisée par écrit :

  • par lettre recommandée avec accusé de réception, si le contrat l’exige ;

  • ou, à défaut de précision, par email.

Sans preuve écrite, vous vous exposez à des contestations ultérieures.

Attention au risque de rupture brutale des relations commerciales

Même lorsque le contrat prévoit un préavis, celui-ci peut parfois être insuffisant.

Le droit français sanctionne la rupture brutale des relations commerciales établies lorsque vous mettez fin, de manière trop rapide, à une relation commerciale ancienne et stable.

L’objectif est de laisser à votre partenaire le temps nécessaire pour se réorganiser et trouver de nouveaux clients afin de compenser la perte de chiffre d’affaires.

Si la rupture est brutale et cause un préjudice, votre partenaire peut engager votre responsabilité, avec des conséquences financières potentiellement importantes.

Quel préavis prévoir en pratique ?

La jurisprudence recommande généralement :

  • environ un mois de préavis par année de relation commerciale ;

  • dans la limite d’un maximum de 18 mois.

Par exemple, après dix ans de collaboration, il est conseillé d’annoncer la fin de la relation six à douze mois à l’avance, sans réduction du chiffre d’affaires pendant cette période.

De nombreux critères sont pris en compte (durée, dépendance économique, volume d’affaires, secteur), ce qui rend l’analyse très contextuelle.

Mettre fin à un contrat avec un prestataire est possible, mais cela suppose de respecter à la fois le contrat signé et les règles du droit des relations commerciales.

Une résiliation mal anticipée peut rapidement se transformer en contentieux coûteux. Pour sécuriser la sortie et éviter tout risque de rupture brutale, un accompagnement juridique en amont permet souvent d’éviter de lourdes conséquences.

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